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État au : 24-04-2014 05:03:02EDT
CHAPITRE XXVI
DÉSARMEMENT
6 . Convention sur les armes à sous-munitions
Dublin, 30 mai 2008
Entrée en vigueur
:
1 août 2010, conformément au paragraphe 1 de l'article 17.
Enregistrement :
1 août 2010, No 47713
État :
Signataires : 108. Parties : 84
Texte :
Nations Unies,Recueil des Traités,vol. 2688Notification dépositaire C.N.776.2008.TREATIES-2 du 10 novembre 2008
Note :
La Convention susmentionnée a été conclue à Dublin le 30 mai 2008 lors de la Conférence diplomatique pour l’adoption d’une Convention sur les armes à sous-munitions.  Conformément à son article 15, la Convention sera ouverte à la signature de tous les États à Oslo le 3 décembre 2008 et, par la suite, au Siège des Nations Unies à New York jusqu’à son entrée en vigueur.
Participant
Signature
Application provisoire(n)
Approbation(AA), Acceptation(A), Adhésion(a), Ratification
Afghanistan
 3 déc 2008
   8 sept 2011
Afrique du Sud
 3 déc 2008
   
Albanie
 3 déc 2008
  16 juin 2009
Allemagne
 3 déc 2008
   8 juil 2009
Andorre
     9 avr 2013 a
Angola
 3 déc 2008
   
Antigua-et-Barbuda
16 juil 2010
  23 août 2010
Australie
 3 déc 2008
   8 oct 2012
Autriche
 3 déc 2008
   2 avr 2009
Belgique
 3 déc 2008
  22 déc 2009
Bénin
 3 déc 2008
   
Bolivie (État plurinational de)
 3 déc 2008
  30 avr 2013
Bosnie-Herzégovine
 3 déc 2008
   7 sept 2010
Botswana
 3 déc 2008
  27 juin 2011
Bulgarie
 3 déc 2008
   6 avr 2011
Burkina Faso
 3 déc 2008
  16 févr 2010
Burundi
 3 déc 2008
  25 sept 2009
Cabo Verde
 3 déc 2008
  19 oct 2010
Cameroun
15 déc 2009
  12 juil 2012
Canada
 3 déc 2008
   
Chili
 3 déc 2008
  16 déc 2010
Chypre
23 sept 2009
   
Colombie
 3 déc 2008
   
Comores
 3 déc 2008
  28 juil 2010
Congo
 3 déc 2008
   
Costa Rica
 3 déc 2008
  28 avr 2011
Côte d'Ivoire
 4 déc 2008
  12 mars 2012
Croatie
 3 déc 2008
  17 août 2009
Danemark 1
 3 déc 2008
  12 févr 2010
Djibouti
30 juil 2010
   
El Salvador
 3 déc 2008
  10 janv 2011
Équateur
 3 déc 2008
  11 mai 2010
Espagne
 3 déc 2008
  17 juin 2009
Ex-République yougoslave de Macédoine
 3 déc 2008
   8 oct 2009
Fidji
 3 déc 2008
  28 mai 2010
France
 3 déc 2008
  25 sept 2009
Gambie
 3 déc 2008
   
Ghana
 3 déc 2008
   3 févr 2011
Grenade
    29 juin 2011 a
Guatemala
 3 déc 2008
   3 nov 2010
Guinée
 3 déc 2008
   
Guinée-Bissau
 4 déc 2008
  29 nov 2010
Haïti
28 oct 2009
   
Honduras
 3 déc 2008
  21 mars 2012
Hongrie
 3 déc 2008
   3 juil 2012
Îles Cook
 3 déc 2008
  23 août 2011
Indonésie
 3 déc 2008
   
Iraq
12 nov 2009
  14 mai 2013
Irlande
 3 déc 2008
   3 déc 2008
Islande
 3 déc 2008
   
Italie
 3 déc 2008
  21 sept 2011
Jamaïque
12 juin 2009
   
Japon
 3 déc 2008
  14 juil 2009 A
Kenya
 3 déc 2008
   
Lesotho
 3 déc 2008
  28 mai 2010
Liban
 3 déc 2008
   5 nov 2010
Libéria
 3 déc 2008
   
Liechtenstein
 3 déc 2008
   4 mars 2013
Lituanie 2
 3 déc 2008
24 mars 2011 n
24 mars 2011
Luxembourg
 3 déc 2008
  10 juil 2009
Madagascar
 3 déc 2008
   
Malawi
 3 déc 2008
   7 oct 2009
Mali
 3 déc 2008
  30 juin 2010
Malte
 3 déc 2008
  24 sept 2009
Mauritanie
19 avr 2010
   1 févr 2012
Mexique
 3 déc 2008
   6 mai 2009
Monaco
 3 déc 2008
  21 sept 2010
Monténégro
 3 déc 2008
  25 janv 2010
Mozambique
 3 déc 2008
  14 mars 2011
Namibie
 3 déc 2008
   
Nauru
 3 déc 2008
   4 févr 2013
Nicaragua
 3 déc 2008
   2 nov 2009
Niger
 3 déc 2008
   2 juin 2009
Nigéria
12 juin 2009
   
Norvège 3
 3 déc 2008
 3 déc 2008 n
 3 déc 2008
Nouvelle-Zélande 4
 3 déc 2008
  22 déc 2009
Ouganda
 3 déc 2008
   
Palaos
 3 déc 2008
   
Panama
 3 déc 2008
  29 nov 2010
Paraguay
 3 déc 2008
   
Pays-Bas 5
 3 déc 2008
  23 févr 2011 A
Pérou
 3 déc 2008
  26 sept 2012
Philippines
 3 déc 2008
   
Portugal
 3 déc 2008
   9 mars 2011
République centrafricaine
 3 déc 2008
   
République démocratique du Congo
18 mars 2009
   
République démocratique populaire lao
 3 déc 2008
  18 mars 2009
République de Moldova
 3 déc 2008
  16 févr 2010
République dominicaine
10 nov 2009
  20 déc 2011
République tchèque
 3 déc 2008
  22 sept 2011
République-Unie de Tanzanie
 3 déc 2008
   
Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord 6
 3 déc 2008
   4 mai 2010
Rwanda
 3 déc 2008
   
Saint-Kitts-et-Nevis
    13 sept 2013 a
Saint-Marin
 3 déc 2008
  10 juil 2009
Saint-Siège
 3 déc 2008
   3 déc 2008
Saint-Vincent-et-les Grenadines
23 sept 2009
  29 oct 2010
Samoa
 3 déc 2008
  28 avr 2010
Sao Tomé-et-Principe
 3 déc 2008
   
Sénégal
 3 déc 2008
   3 août 2011
Seychelles
13 avr 2010
  20 mai 2010
Sierra Leone
 3 déc 2008
   3 déc 2008
Slovénie
 3 déc 2008
  19 août 2009
Somalie
 3 déc 2008
   
Suède
 3 déc 2008
  23 avr 2012
Suisse 7
 3 déc 2008
17 juil 2012 n
17 juil 2012
Swaziland
    13 sept 2011 a
Tchad
 3 déc 2008
  26 mars 2013
Togo
 3 déc 2008
  22 juin 2012
Trinité-et-Tobago
    21 sept 2011 a
Tunisie
12 janv 2009
  28 sept 2010
Uruguay
 3 déc 2008
  24 sept 2009
Zambie
 3 déc 2008
  12 août 2009
Déclarations et Réserves
(En l'absence d'indication précédant le texte, la date de réception est celle de la ratification, de l'acceptation, de l'approbation de l'adhésion ou de la succession.)
Belgique

Déclaration formulée lors de la signature :
       “Cette signature engage également la Région wallonne, la Région flamande et la Région de Bruxelles-Capitale."

El Salvador

Déclaration interprétative :
       Selon le Gouvernement de la République d’El Salvador, le paragraphe 1 de l’article 10 de la Convention ne signifie pas que les États parties reconnaissent la compétence de la Cour internationale de Justice, et il ne leur impose pas l’obligation de la saisir en cas de différend mais plutôt leur confère la faculté de le faire s’ils le souhaitent; la République d’El Salvador, pour sa part, ne reconnait pas la compétence de la Cour internationale de Justice.

Saint-Siège

Lors de la ratification
       Déclarations :
       En ratifiant la Convention sur les armes à sous-munitions, le Saint-Siège souhaite encourager la communauté internationale tout entière à se montrer résolue à promouvoir des négociations efficaces sur le désarmement et la limitation des armements et à renforcer le droit international humanitaire en réaffirmant la valeur prééminente et inhérente de la dignité humaine, la place centrale que doit occuper la personne humaine et les considérations élémentaires d’humanité, autant d’éléments qui constituent le fondement du droit international humanitaire.
       Le Saint-Siège considère la Convention sur les armes à sous-munitions comme un pas important sur la voie de la protection des civils contre l’effet aveugle de ce type inhumain d’armes pendant et après les conflits. La nouvelle convention, fondée sur une coopération constructive entre les acteurs gouvernementaux et non gouvernementaux, et sur le lien qui existe entre le droit humanitaire et les droits de l’homme, est une réalisation remarquable dans le cadre des efforts multilatéraux qui sont déployés en faveur du désarmement.
       Le Saint-Siège souhaiterait mettre en relief les points ci-après :
       1. La Convention adopte une définition large des victimes des armes à sous-munitions, laquelle englobe notamment les personnes directement touchées par ces armes ainsi que leur famille et leur communauté affectées, et invite les États parties à leur prêter assistance. Il est entendu pour le Saint-Siège que cette assistance de caractère général doit se montrer respectueuse du droit à la vie, du moment de la conception à celui de la mort naturelle, pour être conforme aux principes fondamentaux qui soustendent le respect de la vie humaine, et assurer la reconnaissance de la dignité humaine. Préserver la vie et créer des conditions d’existence dignes de la personne humaine doivent être au coeur de l’assistance humanitaire.
       2. Les États parties, lorsqu’ils désigneront un point de contact au sein du gouvernement (par. 2 g) de l’article 5), devront veiller à ce que la coordination des cadres et mécanismes nationaux relatifs au handicap, au développement et aux droits de l’homme garantisse la fourniture d’une assistance efficace à toutes les victimes. À ce propos, le Saint-Siège souhaite également réitérer son interprétation du paragraphe 2 c) de l’article 5, disposition dans laquelle la Convention reconnaît « le rôle spécifique et la contribution des acteurs pertinents », à savoir que, lorsqu’un État partie élabore un plan et un budget nationaux pour mener à bien les activités d’assistance conformément à la Convention « en vue de les intégrer aux cadres et aux mécanismes relatifs au handicap, au développement et aux droits de l’homme », il doit garantir le pluralisme qui est inhérent à toute société démocratique ainsi que la diversité des acteurs non gouvernementaux pertinents. Cette forme de coordination, respectueuse des diverses activités des acteurs gouvernementaux et non gouvernementaux, est conforme aux dispositions du préambule (dixième alinéa) (voir également Conférence diplomatique de Dublin pour l’adoption d’une Convention sur les armes à sous-munitions, compte rendu CCM/SR/4, 18 juin 2008).
       3. Le Saint-Siège, en ratifiant la Convention sur les armes à sous-munitions, interprète l’expression « sexospécificités », utilisée dans le préambule (huitième alinéa) (et au paragraphe 1 de l’article 5, au paragraphe 7 de l’article 6 et au paragraphe 1 k) de l’article 7 de la Convention, conformément à la déclaration interprétative concernant la Déclaration et le Programme d’action de Beijing faite à Beijing à la quatrième Conférence mondiale sur les femmes.
       4. Le paragraphe 4 de l’article 4 met en relief la responsabilité morale qui incombe aux États lorsque des armes à sous-munitions ont été utilisées ou abandonnées et sont devenues des restes d’armes à sous-munitions avant l’entrée en vigueur de la Convention. Cette responsabilité des États devra trouver l’expression appropriée dans les domaines de la coopération et de l’assistance.
       5. S’agissant de l’article 21, la réalisation d’opérations militaires conjointes ne suppose aucunement une suspension des obligations découlant de la Convention. « Les États parties, leur personnel militaire ou leurs ressortissants » ne doivent jamais s’engager dans des activités interdites par la Convention. Au contraire, les opérations militaires conjointes doivent être pour les États parties une
       occasion de promouvoir le respect des normes introduites par le nouvel instrument en vue de protéger les civils pendant et après les conflits armés.
       Le Saint-Siège rend hommage à l’esprit de partenariat entre les États, les organismes des Nations Unies, les organisations internationales, le Comité international de la Croix-Rouge et la société civile qui, par le biais de leur action collective, a entretenu le processus qui a débouché sur l’adoption de la Convention. Le Saint-Siège considère la mise en oeuvre de la Convention comme le défi à relever sur les plans juridique et humanitaire dans l’avenir immédiat. Cet instrument ne pourra être mis en oeuvre efficacement que sur la base d’une coopération constructive entre tous les acteurs gouvernementaux et non gouvernementaux et devra renforcer le lien entre désarmement et développement. On ne pourra y parvenir qu’en réorientant lesressources humaines et matérielles vers le développement, la justice et la paix, qui constituent les moyens les plus efficaces de promouvoir la sécurité internationale et un ordre
       mondial pacifique.
       Conformément à son caractère profond, à sa mission particulière et à son statut spécifique d’État-Cité du Vatican, et conformément à sa pratique internationale, le Saint-Siège, par cet acte solennel de ratification, exprime son engagement d’oeuvrer en faveur d’un ordre international pacifique dans lequel la dignité et les droits fondamentaux de la personne humaine soient pleinement respectés.

End Note
1.Lors de sa ratification à la Convention, le Gouvernement danois a notifié le Secrétaire général de ce qui suit :

Jusqu’à nouvel ordre, le Protocole ne s’appliquera pas à l’égard des Îles Féroé.

2.Dans sa notification d'application provisoire, la Lituanie a notifié le Secrétaire général qu'elle appliquera, à titre provisoire, l'article 1 de la présente Convention en attendant son entrée en vigueur pour la République de Lituanie.
3.Dans sa notification d'application provisoire, la Norvège a notifié le Secrétaire général de ce qui suit :

En vertu de l’article 18 de la Convention, le Gouvernement du Royaume de la Norvège déclare qu’il en appliquera, à titre provisoire, l’article 1 de la présente Convention en attendant son entrée en vigueur pour Norvège.

4.Lors de sa ratification à la Convention, le Gouvernement de la Nouvelle-Zélande a notifié le Secrétaire général de ce qui suit :

Conformément au statut constitutionnel des Tokélaou et compte tenu de son engagement à oeuvrer à l’avènement de leur autonomie par un acte d’autodétermination en vertu de la Charte des Nations Unies, la présente ratification ne s’appliquera aux Tokélaou que lorsque le Gouvernement néozélandais aura déposé une déclaration à ce sujet auprès du dépositaire à la suite d’une consultation appropriée avec ce territoire.

5.Pour la partie européenne et la partie caribéenne (les îles Bonaire, Sint Eustatius et Saba)
6.Le 21 février 2014, le Gouvernement du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord a notifé ce qui suit au Secrétaire général :

… le Gouvernement du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord souhaite que la ratification par le Royaume-Uni de la Convention soit étendue au territoire de l'Île de Man, pour lequel le Royaume-Uni assume la responsabilité des relations internationales.

Le gouvernement du Royaume de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord considère que l'extension du Protocole facultatif susmentionné à l'Île de Man prendra effet à la date du dépôt de la présente notification…

7. Dans sa notification d'application provisoire, la Suisse a notifié le Secrétaire général de ce qui suit :

« La Suisse appliquera provisoirement l’article 1, paragraphe 1, lettre a, de la Convention jusqu’à l’entrée en vigueur de celle-ci pour la Suisse. »