Nations Unies - Collection des traités à l’Internet
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État au : 19-04-2014 08:00:38EDT
CHAPITRE III
PRIVILÈGES ET IMMUNITÉS, RELATIONS DIPLOMATIQUES ET CONSULAIRES, ETC
13 . Convention des Nations Unies sur les immunités juridictionnelles des États et de leurs biens
New York, 2 décembre 2004
Non encore en vigueur
:
conformément à l'article 30 qui se lit comme suit : "1. La présente Convention entrera en vigueur le trentième jour suivant la date de dépôt du trentième instrument de ratification, d'acceptation, d'approbation ou d'adhésion auprès du Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies. 2. Pour chaque État qui ratifiera, acceptera ou approuvera la présente Convention ou adhérera à celle-ci après le dépôt du trentième instrument de ratification, d'acceptation, d'approbation ou d'adhésion, elle entrera en vigueur le trentième jour suivant la date de dépôt de l'instrument pertinent par ledit État.".
État :
Signataires : 28. Parties : 15
Texte :
DOC. A/59/508; notification dépositaire C.N.141.2005.TRATIES-4 du 28 février 2005 [Proposition de corrections du texte orignal de la Convention (version chinoise)] et C.N.419.2005.TREATIES-6 du 31 mai 2005 [Corrections du texte orignal de la Convention (version chinoise)]; C.N.359.2008.TREATIES-1 du 6 mai 2008 (Proposition de  corrections du texte original de la Convention (version arabe) et des exemplaires certifiés conformes) et C.N.556.2008.TREATIES-2 du 21 août 2008 (corrections).
Note :
La Convention susmentionnée a été adoptée au cours de la 65ème réunion plénière de l'Assemblée générale en vertu de la résolution A/59/38 du 2 décember 2004.  Conformément aux articles 28 et 33, cette Convention sera ouverte à la signature de tous les États du 17 janvier 2005 au 17 janvier 2007 au Siège de l'Organisation des Nations Unies à New York.
Participant
Signature
Ratification, Acceptation(A), Approbation(AA), Adhésion(a)
Arabie saoudite
   1 sept 2010 a
Autriche
17 janv 2005
14 sept 2006
Belgique
22 avr 2005
 
Chine
14 sept 2005
 
Danemark
19 sept 2006
 
Espagne
  21 sept 2011 a
Estonie
30 mars 2006
 
Fédération de Russie
 1 déc 2006
 
Finlande
14 sept 2005
 
France
17 janv 2007
12 août 2011 AA
Inde
12 janv 2007
 
Iran (République islamique d')
17 janv 2007
29 sept 2008
Islande
16 sept 2005
 
Italie
   6 mai 2013 a
Japon
11 janv 2007
11 mai 2010 A
Kazakhstan
  17 févr 2010 a
Lettonie
  14 févr 2014 a
Liban
11 nov 2005
21 nov 2008
Madagascar
15 sept 2005
 
Maroc
17 janv 2005
 
Mexique
25 sept 2006
 
Norvège
 8 juil 2005
27 mars 2006
Paraguay
16 sept 2005
 
Portugal
25 févr 2005
14 sept 2006
République tchèque
13 oct 2006
 
Roumanie
14 sept 2005
15 févr 2007
Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord
30 sept 2005
 
Sénégal
21 sept 2005
 
Sierra Leone
21 sept 2006
 
Slovaquie
15 sept 2005
 
Suède
14 sept 2005
23 déc 2009
Suisse
19 sept 2006
16 avr 2010
Timor-Leste
16 sept 2005
 
Déclarations et Réserves
(En l'absence d'indication précédant le texte, la date de réception est celle de la
ratification, de l'acceptation, de l'approbation ou de l' adhésion.)
Arabie saoudite

Réserve :
       … le Royaume d’Arabie saoudite accepte la Convention des Nations Unies sur l’immunité juridictionnelle des États et de leurs biens et y adhère, tout en formulant la réserve suivante à propos des dispositions contenues au paragraphe 2 de l’article 27 de cet instrument relatif à la possibilité de porter le différend devant la Cour internationale de Justice :
       Le Royaume d’Arabie saoudite ne s’estime pas lié par la disposition contenue au paragraphe susmentionné où il est stipulé que tout différend concernant l’interprétation ou l’application de la Convention peut être porté devant la Cour internationale de Justice et que le consentement de toutes les parties à ce différend est, dans tous les cas, requis pour que la Cour internationale de Justice puisse en être saisie.

Iran (République islamique d')

Réserve :
       En vertu du paragraphe 3 de l’article 27 de la Convention des Nations Unies sur les immunités juridictionnelles des États et de leurs biens, le Gouvernement de la République islamique d’Iran ne se considère pas lié par les dispositions du paragraphe 2 de l’article 27 de la Convention. Le Gouvernement de la République islamique d’Iran affirme que le consentement de toutes les parties au différend envisagé est nécessaire dans chaque cas pour que le différend soit soumis au jugement de la Cour internationale de Justice. Le Gouvernement de la République islamique d’Iran peut, s’il le juge utile au règlement d’un tel différend, consentir à ce que celui-ci soit soumis à l’arbitrage conformément aux dispositions pertinentes de son droit interne.

Italie

Déclaration :
       … En déposant le présent instrument de ratification, la République italienne tient à souligner que l’Italie entend que la Convention devra être interprétée et appliquée conformément aux principes du droit international et, en particulier, aux principes concernant la protection des droits de l’homme contre les violations graves. De plus, l’Italie précise que la Convention ne saurait s’appliquer aux activités des
       forces armées et de leur personnel, qu’elles soient effectuées lors d’un conflit armé au sens du droit international humanitaire ou entreprises dans l’exercice de leurs fonctions.
       De même, la Convention ne s’applique pas là où il existe des régimes d’immunité spéciaux, notamment ceux qui concernent le statut des forces armées et du personnel auxiliaire qui les suit, ainsi que des immunités ratione personae. L’Italie pense que la référence expresse aux chefs d’État, au paragraphe 2 de l’article 3 de la Convention, ne saurait être interprétée de manière à exclure ou à affecter l’immunité ratione personae d’autres représentants d’États selon le droit international...

Norvège

Déclaration :
       Rappelant notamment la résolution 59/38 adoptée par l'Assemblée générale des Nations Unies le 2 décembre 2004, dans laquelle l'Assemblée a pris en considération la déclaration faite le 25 octobre 2004 par le Président du Comité spécial sur les immunités juridictionnelles des États et de leurs biens lorsqu'il a présenté le rapport du Comité, la Norvège entend par la présente que la Convention ne s'applique pas aux activités militaires, y compris les activités des forces armées pendant un conflit armé, selon la définition donnée à ces termes en vertu du droit international humanitaire, et les activités entreprises par les forces militaires d'un État dans l'exercice de leurs fonctions officielles. Ces activités restent soumises aux autres normes de droit international. De même, comme il est également indiqué dans la déclaration susmentionnée, la Convention ne s'applique pas en présence d'un régime spécial d'immunités, notamment d'immunités ratione personae. Ainsi, le fait que les chefs d'État soient mentionnés expressément à l'article 3 ne doit pas être interprété comme signifiant que la Convention modifie l'immunité ratione personae des autres organes de l'État.
       En outre, lorsqu'il est établi que les biens d'un État sont spécialement utilisés ou appelés à être utilisés par cet État à des fins autres que des fins non commerciales à caractère public et se trouvent sur le territoire de l'État du for, la Norvège entend que l'article 18 n'empêche pas qu'il soit procédé antérieurement au jugement à des mesures de contrainte contre des biens en relation avec l'entité qui fait l'objet de la procédure.
       Enfin, pour la Norvège, la Convention est sans préjudice de tout fait nouveau intervenant sur la scène internationale en matière de protection des droits de l'homme.

Suède

Déclarations :
       Rappelant notamment la résolution 59/38, adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies le 16 décembre 2004, prenant en considération, inter alia, la déclaration faite par le Président du Comité spécial introduisant le rapport du Comité à l’Assemblée, de même que le rapport du Comité, la Suède entend par la présente que la Convention ne s’applique pas aux activités militaires, y compris les activités des forces armées pendant un conflit armé, selon la définition donnée à ces termes en vertu du droit international humanitaire, et les activités entreprises par les forces militaires d’un État dans l’exercice de leurs fonctions officielles.
       La Suède déclare aussi qu’elle comprend que la mention exprès de chefs d’État dans l'article 3 ne devrait pas être lue comme suggérant que l'immunité ratione personae dont les autres fonctionnaires d’État pourraient bénéficier confomément au droit international est affectée par la Convention.
       La Suède déclare en outre que pour elle, la Convention est sans préjudice de tout fait nouveau intervenant sur la scène internationale en matière de protection des droits de l’homme.

Suisse

"Déclaration interprétative générale :
       Conformément à la résolution 59/38 adoptée par l'Assemblée générale des Nations Unies le 2 décembre 2004, la Suisse entend par la présente que la convention ne s'applique pas aux procédures pénales;

Déclaration interprétative ad art. 12 :
       La Suisse considère que l'art. 12 ne règle pas la question des actions en réparation pécuniaire pour violations graves de droits de l'homme prétendument attribuables à un État et commises en dehors de l'État du for.  Par conséquent, cette convention ne préjudge pas les dévelopements du droit international dans ce domaine;

Déclaration interprétative ad art. 22, al. 3 :
       Si l'État concerné est un canton suisse, la Suisse considère qu'il y a lieu de comprendre, par langue officielle, la langue officielle ou l'une des langues officielles du canton dans lequel l'acte doit être signifié ou notifié."